(Français) L'UPJ compte sur le soutien de l'Algérie pour faire avancer son programme de développement

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APS : Mardi, 04 Octobre 2016
ALGER- La présidente de l’Union panafricaine pour la jeunesse (UPJ), Muyumba Furaha Francine, a déclaré mardi à Alger que son organisation comptait sur l’aide de l’Algérie pour faire avancer le programme de développement de l’Union compte tenu de sa position diplomatique et de son influence sur le contient.
« Nous comptons beaucoup sur l’Algérie et sur son aide pour faire avancer le programme de l’UPJ (…) la réunion d’Alger est très stratégique car ce n’est pas n’importe quel pays sur le continent », a estimé Mme Muyumba Furaha, à l’ouverture de la 3e réunion du Comité exécutif de l’UPJ sous le thème de « La jeunesse, moteur de la consolidation de la paix et la stabilité des pays et des peuples en vue d’un développement durable ».
A cet effet, la haute responsable de l’UPJ a demandé l’aide et le soutien de l’Algérie pour la concrétisation des projets dans l’intérêt de la jeunesse africaine, « car ce n’est pas n’importe quel pays sur le continent, notamment par rapport à son influence sur le plan diplomatique ».
Mme Muyumba Furaha, a précisé qu’à travers cette réunion l’UPJ vise « des actions palpables de la part des chefs d’Etat », estimant que « l’année 2017 est une année clé, non pas pour des déclarations et des signatures mais pour des actions concrètes ».
Elle a, dans ce sens, appelé les chefs d’Etats africains à « la mise en place d’un Fonds panafricain pour la jeunesse et d’un Comité de haut niveau dans l’intérêt de la jeunesse africaine ».
De tels structures, a-t-elle expliqué, seront un cadre pour la recherche d’un avenir meilleur au profit de la jeunesse conformément aux priorités inscrites dans l’agenda de développement de l’Union africaine 2063″.
« Nous croyons en la sagesse des dirigeants africains, nous croyons en la volonté politique pour sauver la jeunesse africaine… nous ne sommes pas satisfaits mais la lutte doit continuer. Il ne faut pas baisser les bras », a-t-elle soutenu.
Pour sa part le ministre de la jeunesse et des sports El-Hadi Ould Ali, a réitéré la volonté de l’Algérie d’accompagner l’UPJ dans la recherche des mécanismes pour trouver des solutions aux préoccupations et aspirations des jeunes africains.
Il a notamment souligné que « l’agenda africain pour le développement ne peut être atteint qu’avec l’enthousiasme et la vitalité de la jeunesse africaine, qui est le moteur principal et l’acteur essentiel dans la réalisation de l’avenir souhaité et prometteur du continent africain ».
Dans ce contexte, M. Ould Ali rappelé que l’Algérie est « pionnière en matière d’intérêt que l’on accorde à la jeunesse, à même de booster les questions et les plans de développement global ».
Cela se traduit, a-t-il dit, à travers « les récents amendements constitutionnels approuvés par le Parlement ainsi que la constitutionnalisation du Conseil supérieur pour la jeunesse. Une structure qui représente le modèle idéal pour l’élaboration de la dynamique des jeunes et la prise en charge de leurs préoccupations ».
« La paix et la stabilité concrétisées grâce à la jeunesse africaine et la bonne gouvernance des dirigeants du continent ne seront parachevées qu’à travers la libération de la dernière colonie en Afrique et l’émancipation du peuple sahraoui à travers l’édification de son Etat libre et indépendant conformément aux résolutions de l’ONU et exigences de la communauté internationale », a-t-il, en outre, affirmé.
De son côté, l’ancien président du Comité africain des droits de l’homme et des peuples Kamel Rezzak Bara, a estimé que le terrorisme est la principale menace à la paix et la sécurité en Afrique c’est pourquoi l’UPJ doit être le lieu où on indique les bonnes orientations afin de prévenir notre jeunesse des dangers de la radicalisation, de la criminalité organisée et surtout le danger des dérives ethno-identitaires ».
Pour M. Bara, les efforts de l’Union panafricaine pour la jeunesse devront atteindre les objectifs de « la démocratie, la bonne gouvernance, le respect de l’alternance dont le cadre constitutionnel doit être le créneau pour préserver la paix et la sécurité ».
Les travaux de la 3e réunion du Comité exécutif panafricain pour la jeunesse à laquelle prennent part plusieurs représentants africains s’étaleront sur deux jours à huis-clos afin d’élaborer des mécanismes de soutien à l’emploi des jeunes africains et débattre des voies et moyens pour faire face aux nombreuses crises socio-économiques en vue de renforcer les stratégies du secteur de la jeunesse africaine.
Les deux précédentes réunions de l’UPJ s’étaient tenues respectivement en 2014 à Kinshasa en RD Congo, et à Khartoum capitale soudanaise en 2015.

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