La Journée internationale du vivre-ensemble en paix célébrée à l’Unesco

mai 17th, 2019

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APS : Jeudi, 16 Mai 2019

PARIS – La Journée internationale du vivre-ensemble en paix, initiée par l’Algérie, a été célébrée jeudi, pour la deuxième fois, à l’Unesco avec la participation des représentants
des gouvernements et de la société civile.
La célébration de cette journée a été organisée en collaboration avec la Délégation permanente d’Algérie à l’Unesco et l’Observatoire international des maires sur le vivre-ensemble.
La délégation algérienne était présidée à cette journée, qui a fait un focus sur le “Mieux vivre ensemble dans les villes”, par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Rachid Beladehane, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua et de l’ambassadeur délégué permanent à l’Unesco, Saïd Khelifi.
Dans son allocution d’ouverture, le SG du MAE a souligné que “le peuple algérien, de par son histoire, ses valeurs et ses sacrifices, partage la conviction intime que le vivre-ensemble en paix est une réponse appropriée aux manifestations d’intolérance, de haine, de discrimination et de rejet de l’autre qui se sont malheureusement multipliées ces dernières années dans le monde”.
La Journée internationale du vivre-ensemble en paix, rappelle-ton, a été instaurée par l’Organisation des Nations unies en 2017. La résolution relative à cette journée, fruit d’une initiative de l’Algérie, a été adoptée par consensus par 193 pays membres de l’ONU.
L’objectif de la résolution (72/130) de l’Assemblée générale de l’ONU est de favoriser une “mobilisation continue des efforts déployés par la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité”.
Elle offre aussi l’opportunité pour tous “d’exprimer le désir profond de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité, en vue de bâtir un monde viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie”.
Cheikh Khaled Bentounès, fondateur de l’Association internationale soufie Alawiyya, à l’origine du projet, a indiqué, dans une vidéo transmise à l’ouverture des travaux, que cette journée est l’occasion pour faire “bouger les choses” et permettre au monde, dans sa diversité, de “se reconstruire et de construire l’avenir dans un climat de paix” dans un monde d’incertitudes, soulignant que sur ce plan “on peut mieux faire dans un vivre-ensemble intelligent”.
Dans la matinée, une table-ronde a mis en valeur les initiatives menées par les différents acteurs sociaux du vivre-ensemble par le biais de leurs réseaux et à partager leurs expériences et leurs savoirs dans la perspective du Sommet des maires du vivre-ensemble qui aura lieu à Düsseldorf (Allemagne) en août-septembre 2019.
Les intervenants ont été unanimes à souligner que le vivre-ensemble n’est pas une faveur donnée à l’autre, mais plutôt une culture partagée dans la concrétisation de la paix qui est avant tout un état d’être.
Ils ont également relevé la difficulté, dans les efforts pour le vivre-ensemble, de changer les mentalités ancrées et les cloisons que le monde a érigées.
Les travaux de la matinée ont été clôturés par l’intervention de l’ambassadeur d’Algérie dans laquelle il a recommandé notamment à “davantage de bonnes volontés, davantage d’actions, davantage d’acteurs, davantage de pays engagés pour consolider la démarche d’avenir et écrire en commun une nouvelle page plus prometteuse”.