6es Journées cinématographiques d’Alger: “Rêveries de l’acteur solitaire” projeté pour la première fois à Alger

février 10th, 2016

ed8d6efc6b4a94f43d1beb846f8960f7_XL

APS : Mardi, 09 Février 2016

ALGER- Le long métrage documentaire “Rêveries de l’acteur solitaire” du réalisateur Hamid Benamra, une immersion dans l’imaginaire et les opinions de l’artiste algérien à travers un portrait cinématographique libre de l’acteur Mohamed Addar, a été projeté lundi à Alger pour la première fois en Algérie.
D’une durée de 103 mn, cette autoproduction a été présentée au jury de la compétition documentaire des 6ème Journées cinématographiques d’Alger (JCA) inaugurées jeudi dernier.
Alternant entre images d’archives tournées en Algérie et des plans récemment entre l’Algérie et la France, cette oeuvre suit le comédien Mohamed Addar dans la préparation et les représentations de la pièce de théâtre “Hamma le cordonnier” écrite dans les années 1980 par l’actuel ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.
Dans cette pièce, une tentative de faire renaître le théâtre populaire, il est souvent question de perception de l’histoire, de relation entre le politique et l’intellectuel et des changements majeurs qu’à connus l’Algérie depuis 1988 à aujourd’hui.
A partir de ce spectacle “Rêveries de l’acteur solitaire”, qui est traversé de beaucoup de poésie, aborde également la condition de l’artiste algérien, la relation du cinéma et du théâtre avec le public mais aussi les rêveries du réalisateur lui-même qui confronte des images reflétant les mêmes réalités avec un intervalle de près de trente ans.
Si le grain de folie et les rêveries de l’acteur sont bien évidents dans les images tournées sur les plages françaises, le film renvoie également la nostalgie et les déceptions dans le regard de l’acteur souvent filmé dans des wagons de trains ou sur les quais des gares et stations de métro.
Lors de cette journée les organisateurs des Jca ont également projeté le documentaire “Akhir kalam” (Dernières paroles), une oeuvre immortalisant les derniers mois de la vie de l’écrivain Tahar Ouettar disparu en 2010 réalisée par Mohamed Zaoui, dont la projection prévue initialement dimanche a été reportée pour des raisons techniques.
Ce film qui a provoqué un vif débat plonge le spectateur dans l’enfance et la jeunesse de l’auteur de “L’as” et “Les martyrs reviennent cette semaine” et dans sa culture populaire des Aurès bercée par les chants chaouis de Aïssa El Djarmouni et Beggar Hadda que Tahar Ouettar fredonne tout au long de ce film de 45mn.
Inaugurées le 4 février, les 6ème Journées cinématographiques d’Alger ont pris fin lundi soir après la projection d’une trentaine de films entre courts métrages et documentaires.